Publié le 20 Juin 2016

et mon article du jour

et le nettoyage dont je vais vous causer ce jour

Si vous êtes un tantinet gourmand(e)s, vous avez sans doute déjà préparé des biscuits, des pâtes à tartes, à pizza... toutes ces choses gourmandes qui ont un point commun : elles nécessitent un plan de travail et de la farine.

Et le plan de travail nécessite ensuite un nettoyage, et c'est là que c'est moins drôle, puisque la farine réussit l'exploit de voler partout tout en restant collée à son plan de travail.

Alors qu'il suffit juste d'employer la bonne méthode : la paille de fer.

Hé oui, c'est aussi simple que cela : la bonne vieille paille de fer, passée sous l'eau... toute la farine s'agglutine (tiens d'ailleurs... quelle est l'étymologie commune entre agglutiner et gluten ?) dans la paille de fer, qu'il suffit ensuite de rincer sous l'eau bien chaude.

Plus d'éponge gluante pour cause de farine amassée.

Plus de farine qui vole pour cause d'éponge gluante.
Plus de farine qui colle sur la table pour cause d'éponge qui ne gratte plus.
Simple, facile, efficace.

Il ne reste plus qu'à déguster les biscuits :)
Et à apprendre que gluten et agglutiner viennent tous les deux du latin... "gluten" qui veut dire "colle, glu, gomme"

Publié le 10 Juin 2016

Sauf que non, pas ooops, mais miam, plutôt, pour rester dans les onomatopées.

Des boulettes d'agneau, en l'occurence.

Mais finalement, peu importe.

Ce qui m'importe ici, c'est de dire l'avantage que je vois aux boulettes de viande.

Vous trouverez sur Internet - et dans les livres - environ 12 millions 546 mille recettes de boulettes de viande.

Alors que, en fait, il en faut une.

Parce que selon moi, le grand intérêt des boulettes, c'est de pouvoir finir des restes.

Pas besoin d'acheter et de hacher de la viande spécialement pour ça... un reste de ragoût, 3 bouchées de pot-au-feu, les petits morceaux de gigots restés accrochés à l'os.... on peut faire boulette de toute viande.

Il suffit de respecter la boulette dans son essence, dans son principe, et sa composition.

De la viande ou du poisson

Des oeufs

des féculents ou légumineuses

de l'assaisonnement

Dans cet ordre.

A partir de là, vous n'avez plus qu'à jouer avec votre imagination, et le contenu de vos placards

Le reste de votre viande, hachée, découpée au couteau, émiettée à la main, en fonction

Un oeuf en général suffit amplement (sauf si vous avez beaucoup, beaucoup de restes)

Les féculents : farine, couscous, semoule... cru ça le fait... pois chiche, haricots, riz, boulgour etc... il faut que ça soit déjà cuit.

La quantité... petit à petit, jusqu'à ce que la consistance vous permette de faire vos boulettes.

L'asaisonnement... là je ne peux rien vous dire, ce n'est pas moi qui vais manger vos boulettes... des épices, des herbes, des oignons, de l'ail, des olives, des anchois, des fruits secs...

Ensuite... soit vous les préparez et les mangez de suite, soit c'est pour plus tard.

Un peu plus tard, vous gardez au frais un jour (pas plus, à cause de l'oeuf cru).

Beaucoup plus tard... vous formez vos boulettes et les mettez à congeler...

Et puis si vous voulez, tout ça se transforme en farce pour vos tomates, poivrons, courgettes, etc...

Rédigé par Anne Corn

Publié dans #Reste !

Publié le 7 Juin 2016

Il est bien mon marché, on y trouve tout ce que à quoi je peux penser, et même des miameries auxquelles je ne penserais pas toute seule.

En l'occurence, des oeufs de cane.

Hé oui, les oeufs, c'est comme les pommes, il y a plein de variétés.

On mange tous des oeufs (de poule), certains aiment même les oeufs (de caille - voire d'esturgeon pour les plus fortunés :p ), mais qui mange des oeufs de cane ?

(A part les chanceux qui élèvent lesdites canes ?)

Donc,

Coin coin coin

Donc voici mes 6 oeufs de cane même pas chèrement acquis (plus ou moins comme 6 oeufs de poule)

De visu d'abord : mais qu'ils sont beaux.... une douce couleur ivoire, une coquille satinée, même la porcelaine ne donne pas cette impression de délicatesse. Elle est pourtant plus solide que celles des poules.

Oui je sais vous ne mangerez pas la coquille. Mais moi je m'en servirai ailleurs.

De visu mais dedans : c'est un oeuf, mais le jaune est bien plus gros - et plus ferme.

(Autrement dit c'est l'oeuf idéal des amateurs de crème anglaise, crème brûlée et autres douceurs à base de jaune : là où il vous faudra six poules, 4 canes suffiront)

De goûtu ensuite : J'hésite entre l'oeuf coque et l'oeuf au plat. J'opte pour l'oeuf au plat. Je ne voudrais pas rater la cuisson à la coque.

Et donc sous la dent... peut-être pas tout à fait le même goût qu'un oeuf de poule, mais je doute qu'à l'aveugle je sois capable de faire la différence.

Mais il y a plus de jaune, et ça, c'est bien :).

Conclusion : j'en rachèterai, pour la pâtisserie.

Et pour les coquilles. Parce qu'en plus, pour en avoir trouvé un sauvage, les oeufs de cane ne sont pas toujours ivoire, mais - suivant les espèces - peuvent être vert jade, olive, d'eau, foncé ... avec toujours ce toucher satiné.

Rédigé par Anne Corn

Publié dans #Découvertes

Publié le 4 Juin 2016

comme on dit, au contraire.

Il s'agit ici de la nettoyer vite et bien.

On commence par une première étape quand vous l'utilisez pour des préparations bien épaisses et bien collantes : il vous en reste forcément plein sur la girafe.

Avec une cuillère on n'enlève presque rien.

Avec les doigts, on risque d'enlever un bout de doigt.

Alors ? Alors, un pinceau :) Oui oui le petit pinceau plat de pâtissier qui vous sert d'habitude à beurrer votre moule à gâteau.

Et pour fignoler le nettoyage, un truc appris au Bistrot de Manon à Aubenas : pour nettoyer une girafe, faites-la tourner à vide 10 secondes dans de l'eau chaude. Oui ça suffit :).

Et là, vous vous dites, mais que fait-elle avec une girafe dans sa cuisine ?

Je mixe :

Il ne s'agit pas de peigner la girafe

Publié le 24 Mai 2016

C'est dans les vieux...

vide greniers qu'on déniche les meilleurs passe-vite :)

Celui-ci est juste parfait, comme celui de ma grand-mère l'était : grand, lourd, solide, stable.

Parce que vous me direz ce que vous voulez, on n'a encore rien trouvé de mieux pour la purée, la soupe aux légumes.

Et aussi, j'attends maintenant avec impatience la saison des châtaignes. C'est ma girafe qui va être contente, elle va pouvoir se reposer :)

(non non, je n'ai pas une girafe des savanes dans ma cuisine, juste un mixer plongeant, que dans les cuisines on appelle ainsi)

Rédigé par Anne Corn

Publié dans #Anne et Cdote

Publié le 6 Avril 2015

Je ne m'appelle pas Prévert...

... mais j'vais néanmoins vous pondre un petit inventaire à ma manière.

Juste une liste plus ou moins complète, mouvante mais pas trop désordonnée, de ce que j'appelle mes "basiques"...

Rien à manger là-dedans, sauf les céréales, mais de quoi cuisiner...

On commence par le vinaigre, parce qu'il me semble que je bats mes records en la matière :

- l'inévitable balsamique

- le vinaigre de vin blanc, nature

- le vinaigre de vin blanc aux herbes, le Kressi de mon enfance

- du vinaigre de tomates

- du vinaigre chasselamique (comme le balsamique, mais avec du chasselas, hop Suisse)

- du vinaigre de pomme aux coings

- du vinaigre de pommes au safran (merci Monsieur Boesch pour les deux derniers)

et on pourrait rajouter : vinaigre de cidre, vinaigre balsamique blanc, vinaigre de vin rouge...

Les huiles suivent logiquement les vinaigres : olive bien évidemment pour toute personne vivant au sud de la ligne de démarcation, colza, tournesol, noix, riz, piquante maison pour les pizza, tournesol neutre pour la mayonnaise, auxquelles on peut rajouter noisettes, noix de macadamia... et le beurre aussi, parce que je suis née au nord de l'huile d'olive :)

Un petit détour par le sucré...

- sucre de canne blond

- sucre de canne brut (mascobado ou rapadura)

- mélasse noire

- sucre glace

- miel

- sirop d'érable

- vin cuit

- raisinée

- raisins, pruneaux, dattes, figues, abricots secs

et puis aussi noix, noisettes, amandes, pignons, pistaches...

on continue par les épices, herbes, aromates et autres condiments... :

cannelle, gingembre, écorces d'orange, de pamplemousse et de citron séchées, graine de moutarde blondes, thym, thym citronné, romarin, basilic seché, origan, piment d'Espelette, paprika doux, curry de Madras, genièvre, cumin, coriandre, baies roses, poivre long, laurier, piment oiseau, sel viking, fève tonka, noix de muscade, poivre de Sichuan, graines de cresson, poivre long, cardamone, sel aux épices, zaatar, piment "anneaux de feu" et "cheveu d'ange", sauge, safran, poivre vert, sel rose de l'Himalaya, poivre blanc, j'en oublie peut-être un ou deux... et ajoutons les tomates séchées, les olives, les anchois, les citrons confits qui se cachent au froid, et aussi l'ail, l'oignon jaune ou rouge, les échalotes.

Et le persil et la ciboulette, bien sûr.

De l'ail des ours si j'en trouve en Ardèche...

Voilà, avec tout ça, même quand il ne reste plus que des pâtes, on peut toujours trouver un petit quelque chose pour les parfumer :)

Publié le 3 Février 2015

Laissons-nous emporter par un courant inspirant et concoctons, à l'improviste, sans cap, une petite charlotte marine.

L'improvisation est dans le principe : on oublie la charlotte aux fraises de la BD et celle aux pommes de nos enfances, pleines de fruits et de boudoirs.

On garde l'idée du biscuit avec un petit quelque chose dedans.

Le biscuit consiste, pour ce départ improvisé, en restants de pain à fondue, coupés mais pas mangés mais bien rassis. Hop, dans du lait. On sort aussi du congélateur les restes crus d'un bar de ligne. Et du frigo les citrons confits et les anchois et le beurre. De l'armoire, du sel viking.

On prend les morceaux de pains essorés et on en tapisse comme on peut une timbale bien beurrée par personne. On mélange les miettes de poisson avec un peu de matière grasse neutre (du beurre fondu, de l'huile de riz, etc) et le sel viking. Hop, dans la timbale, et le restant du pain par dessus en tentant de ne pas laisser de trous. Et le tout au four, pendant un certain temps à une température moyenne. Pour la sauce, couper le citron confit et les anchois en petits morceaux, mettre dans une casserole avec une quantité généreuse de beurre et faire chauffer doucement le tout.

Je sais, je brille par ma précision, mais j'ai concocté cela avec des restes.

Et si nous reprenions dans les formes, pour un bateau de deux personnes :

une baguette bien rassie coupée en tranches fines

300 g de poisson cru émietté

50 g de beurre fondu/crème/huile d'olive/etc.

2 dl de lait

50 g beurre

1 c. à café de sel viking

4 anchois

1/2 citron confit

2 timbales

Faire tremper le pain dans le lait. Beurrer soigneusement les timbales. Tapisser les timbales avec les tranches de pain trempées puis essorées. Mélanger le poisson, le beurre fondu et le sel, garnir les timbales. Recouvrir avec le restant de pain essoré, parsemer de flocons de beurre, enfourner environ 30 minutes à 150 degrés (cela dépend du four et de la taille des timbales).

Emincer le 1/2 citron et les anchois, réunir avec le beurre dans une petite casserole et faire fondre doucement le beurre.

Rédigé par Anne Corn

Publié dans #gourmandise

Publié le 18 Janvier 2015

... elle a scié le bout de l'os du gigot d'agneau.

Tant mieux, parce que je me demande comment je l'aurais fait cuire avec la porte du four ouverte :D, c'eût été compliqué.

Alors qu'avec la porte fermée, c'est tout simple. Pour commencer, il n'y a pas besoin de flageolets, ni verts ni blancs ni rien.

Il nous faut de l'ail, autant que vous aimez, en chemise. Du zaatar comme dans le caviar d'aubergine de l'automne passé. De l'huile d'olive. Du vin blanc, un peu de sel.

Etape 1 : mélanger l'huile et le zaatar, en pincealner (passer au pinceau, les mots c'est comme les recettes, ça s'invente :) ) la viande partout.

Mettre dans un plat, avec un peu d'huile d'olive, les gousses d'ail, un bon verre de vin blanc et un peu d'eau. Couvrir - avec le couvercle ou du papier alu, cela dépend de votre plat. Laisser cuire à feu doux pendant un certain temps. (3/4 heures pour un gigot de presque 3 kilos), puis un bon quart d'heure à découvert avec le four plus chaud, et puis encore un quart d'heure dans le four éteint.

Etape 2 : découper, saler en douceur, manger. On peut mettre du couscous avec, ou du riz j'imagine. Aujourd'hui c'était juste du gigot avec du gigot, et un peu de pain pour saucer, et ça suffisait bien.

Rédigé par Anne Corn

Publié dans #Carnivorum

Publié le 22 Octobre 2014

C'est pareil, avec des variantes.

4/4, donc, le gâteau simplissime... Prenez des oeufs (avec 3 oeufs on nourrit correctement 4 gourmands timides), le même poids de farine de beurre et de sucre...

On mélange bien bien le beurre mou et le sucre, on ajoute un jaune d'oeuf, la moitié de la farine, le 2e jaune, le reste de la farine, et les blancs battus.

Hop au four, à 180°C, le temps que le couteau ressorte sec (entre 15 et 30 minutes suivant le four, le moule, etc...)

Si vous êtes pressés, vous pouvez mettre les oeufs entiers sans battre les blancs à part. Et une touche de bicarbonate de soude en sus pour la légèreté.

8/8 ... Mettez un oeuf en moins, un peu moins de beurre, et incorporez au mélange beurre/sucre les 3 cuillères à soupe de vraie chantilly maison qui vous restaient. Sinon, tout pareil. Ça vous subtilise le goût du gâteau, terrible.

23/23, ou 25/23 pour être exact. Une poignée de raisins secs bien farinés (hé oui sinon ils tombent au fond), une poignée d'amandes effilées se joignent aux 4 inséparables de base. Et en sortant du four, on imbibe avec le jus d'une orange qu'on aura transformé en sirop pendant la cuisson du gâteau avec un peu de sucre.

Et on laisse refroidir avant de démouler et de manger, sinon tout part en miettes. Je sais, c'est dur.

Rédigé par Anne Corn

Publié dans #gourmandise

Publié le 18 Octobre 2014

Un biscuit avec un petit quelque chose dessus

Je comprends pourquoi Obélix aime le sanglier, oh oui.

Je ne sais pas s'il avait du chutney de poire pour l'accompagner mais moi, oui :)

Donc.

Commençons par détourner un proverbe, l'estomac a ses raisons que la raison ignore. J'ai un avis plutôt mitigé sur la chasse et les chasseurs. Mais quand on nous offre une épaule de sanglier bien ardéchois, je n'envisage même pas de dire non...

Je prends donc mon épaule, désossée et bardée par le collègue chasseur, elle doit faire pas loin de 3 kg.

Je la fais revenir de tous côtés dans une grande casserole. J'ajoute 2 belles carottes épluchées coupées en tronçons, 2 poireaux pareil, 3 gousses d'ail épluchées dégermées, une cuillère à soupe de concentré de tomates, un piment d'espelette coupé fin, une dizaine de baies de genièvre, du romarin et une petite poignée d'amandes. Ensuite, une belle cuillère à soupe de cognac pour idéalement flamber (quand ça veut bien). Ensuite, 3dl de vin rouge et autant d'eau. Dès que l'ébullition a repris, on couvre et on laisse mijoter au moins deux heures, en remuant de temps en temps et en rajoutant de l'eau si nécessaire.

Pendant ce temps, on bave, on s'impatiente, et on épluche quelques pommes de terre. On peut aussi envisager un apéro...

Maintenant, on sort la viande de la casserole, on débarde, on enlève la ficelle, la peau, tout ce qui se mange pas, et on remet à mijoter avec les pommes de terre, du sel, et un couvercle. Une bonne heure.

Et si on ne mange pas tout d'un coup, comme tous les plats mijotés, ça supporte très bien le réchauffage...

Rédigé par Anne Corn

Publié dans #Carnivorum